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La société patriarcale a instauré un système, un fonctionnement qui nous met en compétition les unes avec les autres. Les femmes ont été enfermées dans des stéréotypes et des stigmates choisis par et pour les hommes. Elle a donc été objetisée et devait être domestiquée, gentille, belle, généreuse, dévouée, au service des hommes. La compétition est donc née pour plaire aux hommes qui s'étaient par le même temps emparé de tous les pouvoirs, les femmes étaient donc dépendantes et en quête de celui qui la protégerait et subviendrait le mieux à ses besoins. 

La sororité c'est abolir ces fausses croyances qui nous divisent, c'est reprendre le pouvoir et l'indépendance qui vont donc de fait nous libérer de cette compétition imaginée par les hommes. N'oublions pas que les hommes ont longtemps craint la femme sauvage en chacune de nous et fait des chamanes et des guérisseuses des sorcières dont il fallait avoir peur. Notre puissance renait dans la sororité.

La puissance au féminin c'est cette capacité à collaborer, c'est loin de la dominance verticale qui est une énergie très masculine (et qui est parfois importante et nécessaire), on revient à une puissance horizontale, circulaire de collaboration. 

Lorsqu'on sent entre Sisters une énergie de compétition qui s'installe il est important de se souvenir du mantra "choisit la collaboration à la compétition". 

Par exemple, lorsque nous sommes dans un lieu où se trouve une femme très belle qui peut être va réveiller nos insécurité, ne restons pas bloquées par cette sensation d'infériorité. On peut libérer cette énergie positivement en lui disant, si l'occasion se présente, que nous la trouvons très belle. Cela nous évite de nous laisser aller à la critiquer, choisissons de ne pas laisser l'énergie de nos insécurités s'exprimer négativement et donc de collaborer en nous valorisant les unes les autres. 

Il existe des femmes aujourd'hui encore qui n'ont jamais entendu le mot sororité et ne savent pas ce qu'il signifie.

Il s'affiche souligné de rouge sur nos écrans, car il n'est pas si commun que nous le pensons en tant "qu'initiées". Son équivalent anglais "sisterhood" est beaucoup plus courant  et utilisé.  

D'ailleurs notre devise de "liberté, égalité, fraternité" nous laissent en tant que femmes comme oubliées dans l'élan de solidarité de la société.  Certaines proposent d'ailleurs de remplacer le mot "fraternité" par "humanité" par exemple.

J'ai connu la sororité lorsque j'étais en pension. J'ai fait une année de pension mixte, puis j'ai fait 4 années de pension non mixte. 

La première année, les rivalités ont rendu la vie entre fille impossible. Il fallait plaire aux garçons, il étaot impossible d'avoir une véritable amie, il fallait être la plus populaire, la mieux coifée, la mieux maquillée. La cruauté était incroyable.

Par la suite, j'ai rejoins une pension non mixte, sans aucun homme, avec un uniforme et là tout a changé. L'entraide et les liens étaient puissants et aucune exception n'était faite selon le physique ou la popularité des unes et des autres. Les rivalités ont disparus.

- Alexandra

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